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1960-1978 1960 - 1978 Le 28 novembre 1960, l’Indépendance est proclamée dans un hangar à Nouakchott en présence du Premier ministre français Michel Debré et quelques chefs d’états francophones. La proclamation de l’Indépendance de la Mauritanie accéléra les entreprises de déstabilisation menées par le Maroc. Le Mali de Modibo Keita s’aligne sur les positions marocaines. Le 26 août 1961, un groupe armé attaque une garnison à Néma et fait plusieurs morts. Le Premier ministre Mokhtar Ould Daddah est élu Président de la République en août 1961. Grâce à une diplomatie active, la Mauritanie s’affirme progressivement sur la scène internationale. Elle entre à l’Organisation des Nations Unies le 27 octobre 1961 malgré l’hostilité du Maroc. Le démarrage effectif de l’exploitation des mines de fer en décembre 1963 donne une bouffée d’oxygène au nouvel état. La promulgation, le 12 janvier 1966 de décrets rendant obligatoire le bilinguisme (français- arabe) dans l’enseignement suscite une tension qui conduit à des affrontements raciaux en février 1966 à Nouakchott. Mais ils sont vite maîtrisés et la réforme est maintenue. Le 7 août 1966, Mokhtar Ould Daddah est réélu dans des élections où il était le seul candidat. Reconnue par le Maroc en 1969, la Mauritanie signe avec ce dernier le 8 juin 1970 un traité de solidarité, de bon voisinage et de coopération pour vingt ans. Les relations diplomatiques sont établies. Sur le plan intérieur, des troubles éclatent après les évènements de Zouerate en mai 1968. La contestation d'abord syndicale s’étend à beaucoup de secteurs : étudiants, scolaires, ouvriers, enseignants. Cette contestation qui se politise et se radicalise est principalement animée par le Mouvement des Kadihines, un Mouvement d’obédience marxiste puis maoiste. Ce mouvement appele aussi Mouvement National Democratique sera encadre et impulse par un parti clandestin le PKM ( Parti des kadihines de Mauritanie). La contestation sera vive a prtir de 1970 unissant sous la même bannière des arabes et des négro-africains que divisaient jusques-la des querelles linguistiques autour de l’officialisation de la langue arabe dans le pays.Les sections estudiantines, scolaires et syndicales constituaient une avant garde active pour ce mouuvement En février 1971, Georges Pompidou effectue une visite officielle en Mauritanie. Les années 1971, 1972, 1973 ont été assez agitées. La contestation toucha une grande partie de la jeunesse estudiantine, scolaire et de l’élite ainsi que le monde syndical. D’ailleurs d‘autres groupes de jeunes d’obédience baathistes, nasserites voient vu le jour. Avec la création de la monnaie (29 juin1973) et surtout la nationalisation de la MIFERMA (novembre 1974) le mouvement d’opposition animé par les Kadihines s’essouffle. En 1975 des figures importantes de cette contestation rejoignirent le parti au pouvoir, le PPM. Cette tendance s’est cristallisée dans la participation de la jeunesse d’opposition au Congrès de la Jeunesse du PPM en août 1977. Dans la foulée, certaines organisations clandestines ou non reconnues se sont auto dissoutes dès 1975 comme l’Union Générale des Etudiants et Stagiaires, (UGESM), le PKM (Parti des Kadihines de Mauritanie)…Sayhat Al Madhloum, organe de presse avait cessé de paraître. Seule, une contestation marginale subsista alors. Sur le plan diplomatique et à partir de 1970, la question du Sahara occidental se met au premier plan des préoccupations dans la sous région (Sommet de Nouadhibou entre Mokhtar Ould Daddah, Hassan II et Boumediene). Ould Daddah se fait d’ailleurs actif sur le plan extérieur. Très apprécié par ses pairs, il est élu Président de l’OUA le 9 août 1971. Le 11mars 1972, la Mauritanie créé avec le Sénégal et le Mali, l’OMVS (Organisation de Mise en Valeur du Sénégal). Le 4 décembre 1973, la Mauritanie adhère à la Ligue des Etats arabes. En 1974, la Cour Internationale de La Haye se saisit du dossier du Sahara occidental. Une entente secrète entre le Maroc et la Mauritanie est réalisée au sujet du Sahara occidental. Les 11 juin 1975, le Président Mokhtar Ould Daddah rend visite au président algérien Houari Boumediene et à Hassan II pour tenter de trouver une entente globale. Entre-temps, le Front de Libération de la Saguiet Al Hamra et le Rio de Oro (Front PLISARIO), créé en 1973 par des jeunes Sahraouis commence des coups de mains contre les Espagnols. Le 14 novembre 1975 l’Accord de Madrid est signé. Il prévoit le retrait des troupes espagnoles du Sahara occidental, et le partage du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. L’Algérie, écartée des négociations maroco-mauritanienne et méfiante de son voisin marocain donne un appui de plus en plus actif au POLISARIO. Solidement armé, le POLISARIO multiplia les attaques à partir de décembre 1975 contre les forces mauritaniennes et marocaines. L’armée mauritanienne prend possession de Dakhla en janvier 1976. Cette armée embryonnaire en 1975 se renforça considérablement mais n’arriva pas à contrôler un grand territoire devenu plus vaste avec l’occupation du Sahara. Le train minéralier, poumon économique du pays est attaqué régulièrement. Des raids sont organisés sur des villes dont Zouerate, Chinguetti, Tidjikja, Tichitt et deux prés de Nouakchott en 1976 et 1977. L’appui aérien français (opération Lamartin) à partir de décembre 1977 ne peut empêcher la poursuite d’un conflit qui s’enlise. L’Armée mauritanienne elle-même est minée par la démoralisation de certains de ses chefs et par l’ambition d’autres. Le 10 juillet un groupe d'officiers s'empare du Pouvoir a Nouakchott mettant fin au regime civill du President Mokhtar Ould Daddah, plongeant le pays dans un regime militaire de longue duree.
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